Couronnes céramiques : empreinte classique ou numérique

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
Information dentaire

La précision d’adaptation constitue le facteur le plus important de succès clinique et de survie à long terme pour les restaurations coronaires complètes en céramique. L’empreinte constitue l’un des facteurs déterminants de cette précision. Certaines études montrent la supériorité des techniques numériques, alors que d’autres concluent en faveur des empreintes traditionnelles. Le but de cette étude était de passer systématiquement en revue les publications existantes pour évaluer la précision d’adaptation marginale de restaurations unitaires complètes en céramique après empreinte numérique ou conventionnelle et d’en faire une méta-analyse.

 

La stratégie de recherche repose sur la détermination de mots clés selon le cadre PICO (Population concernée, type d’Intervention, Comparaison et Outcome (résultat)) et couvre la période de 1989 à 2014.
Douze études ont été retenues et incluses dans la méta-analyse. Pour les études in vitro, où les restaurations en céramique avaient été réalisées après empreinte conventionnelle, la moyenne du hiatus marginal était de 58,9 µm (IC 95 % : 41,1-76,7 µm), alors qu’après empreinte numérique elle était de 63,3 µm (IC 95 % : 50,5-76,0 µm). Pour les études in vivo, la moyenne du hiatus marginal après empreinte numérique était de 56,1 µm (IC 95 % : 46,3-65,8 µm), alors qu’elle était de 79,2 µm (IC 95 % : 59,6-98,9 µm) après empreinte conventionnelle. L’analyse statistique ne montre pas de différence significative entre les deux types d’empreinte, aussi bien pour les études in vitro que pour celles in vivo. La plupart des procédés numériques inclus dans cette étude fonctionnaient par acquisition directe, ce qui n’a pas permis de les comparer valablement avec d’autres procédés, mais tous permettent de dépasser les critères standard cliniques d’acceptabilité.

 

Les auteurs concluent de cette revue de synthèse et de cette méta-analyse qu’aucune différence significative n’a pu être mise en évidence au niveau du hiatus marginal observé pour les constructions céramiques unitaires réalisées à partir d’empreintes numériques ou conventionnelles aux élastomères. Ces deux techniques permettent d’obtenir des constructions cliniquement parfaitement acceptables.

 

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Empreinte numérique et prothèses amovibles complètes

L’émancipation des empreintes et des flux de travail numériques a considérablement bouleversé l’organisation, les techniques et le contenu des séquences...
Revue de presse

Limes endodontiques et stérilisation

La fracture instrumentale constitue sans doute la plus fréquente des complications inhérentes à l’étape de parage et mise en forme...
Revue de presse

Examens radiologiques et diagnostics endodontiques

Les examens radiologiques sont indispensables à la conduite des traitements endodontiques dont l’espace concerné n’est le plus souvent pas accessible...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Chlorhexidine et dégradation des systèmes adhésifs

Désormais, l’enjeu principal concernant les restaurations adhésives n’est plus tant de réussir l’adhésion que d’en maintenir les qualités à travers...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés La photobiomodulation en orthodontie : une synthèse de revues systématiques accompagnée d’une méta-régression et d’une carte des preuves

Introduction : L’utilisation de la photobiomodulation (PBM) dans le cadre des traitements orthodontiques a fait l’objet de nombreuses études en raison...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Précision de l’intelligence artificielle de DentalMonitoring dans la détection des urgences courantes liées aux traitements orthodontiques par appareil multi-attache

Introduction : L’absence de détection des incidents en cours de traitement multi-attache peut entraîner une inefficacité du traitement, des réparations imprévues...